TEXTE TIRÉ DU JOURNAL "ÉCHANGER POUR MIEUX FAIRE" Vol. 10 No. 2
Quiconque connaît un tant soit peu notre Fédération et son histoire, sait qu’elle s’est formée il y a plus de 25 ans grâce à une poignée d’intervenants en loisir du réseau de la santé qui ressentaient le besoin de se rencontrer pour échanger et partager leurs expériences. De nombreux établissements voyaient le jour, donnant la chance à de jeunes intervenants d’entreprendre une nouvelle carrière.
Rapidement, on met sur pied des réseaux à l’échelle du Québec, tels que le Réseau Pluri-Arts et l’Association des services de loisirs en institution du Québec. Apparaissent enfin une série d’associations régionales qui se structurent par l’adoption de règles de fonctionnement. Ces associations délèguent une personne qui les représentera au niveau provincial dans ce qui deviendra la Fédération québécoise du loisir en institution.
Loin de moi l’idée de vous faire un cours d’histoire dans ces lignes. L’historique de notre Fédération est bien décrite dans nos orientations et dans plusieurs documents rédigés sous la plume de notre directrice générale, Anne-Louise Hallé.
Mais il m’apparaît essentiel de souligner un fait : la vitalité de notre Fédération depuis sa fondation a reposé en partie grâce à l’implication de nos membres dans les associations régionales.
Bien que nous atteignons un niveau record au chapitre du membership avec près de 350 installations membres, nous constatons que cette vitalité fait parfois défaut dans certaines de nos régions. Par exemple, on constate à l’occasion un faible taux de participation à certaines formation régionales par rapport au nombre de membres de ces régions. L’annulation de trois journées prévues au calendrier de la tournée provinciale sur le bénévolat, faute de participants, la recherche de relève au sein des conseils d’administrations de nos régions qui demeure un défi à relever à chaque année ainsi que l’absence de participation et de suggestions pour les candidatures des prix F.Q.L.I. me questionne également.
Bien sûr, il y a plusieurs facteurs qui peuvent expliquer les difficultés que rencontrent les gens lorsqu’ils veulent s’impliquer ou simplement participer. Par exemple, des contraintes plus grandes dans le secteur public avec des règles plus strictes qui réduisent le nombre d’activités de formation accessibles aux professionnels. Des limites que nous nous mettons nous-mêmes parfois par manque de motivation, usure du temps ou non intérêt à parler de loisir.
Ces observations peuvent paraître négatives, mais elles n’atténuent en rien les réalisations magnifiques et l’énergie déployée par les membres de nos conseils régionaux et des personnes impliquées dans les nombreux comités de travail.
Souhaitons-nous de retrouver cette vitalité régionale qui nous a caractérisée au fil des ans. Mais avant tout, rechargeons nos batteries avec l’été qui s’installe.
Bonnes vacances! Bon été!
Claude Surprenant
Président F.Q.L.I.